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Haute Sensibilité et Sociologie

Alex Maignan, doctorant en sociologie.
Crédit : http://iris.ehess.fr/index.php?5207

Il y a quelques mois, nous avons été contactés par Alex, un doctorant en sociologie qui cherchait des témoignages de personnes hautement sensibles. David et moi y avons tous les deux participé. Ce fut une expérience intéressante, non sans pudeur car il est parfois difficile de parler de soi, mais nous nous sommes sentis très utiles, à la fois d’aider un étudiant mais aussi de participer à une enquête générale sur la Sensibilité Élevée.

Aujourd’hui, afin de continuer de l’aider dans sa démarche, nous venons solliciter votre aide ! Si vous souhaitez vous aussi faire avancer la recherche sur ce tempérament, qui nous le rappelons, concerne environ 30% de la population, femme, homme et enfant compris, vous pouvez répondre au questionnaire ci-dessous et même contacter Alex si vous vous sentez à l’aise pour réaliser un entretien sociologique (Il sera très content!!)

Nous vous recommandons grandement de répondre à cette enquête, bien que certaines questions pourront vous paraître étonnantes, car cela vous permet d’une part d’aider un étudiant, de mettre votre pierre à l’édifice de cette jolie sensibilité qui nous caractérise, et d’en apprendre peut être un petit peu plus sur vous. Nous serions ravis de savoir que nos lecteurs participent à ce genre de projet!

Toutes les infos sur les recherches d’Alex sont visibles en ligne par ici : http://iris.ehess.fr/index.php?5207

Le questionnaire 

(Il faut d’abord cliquer sur ce lien pour s’y inscrire puis indiquer son mail pour recevoir le lien du questionnaire) :

https://pordis-enquetes.parisnanterre.fr/index.php/973619?lang=fr  

Retrouvez ci-dessous un petit mot d’Alex afin de mieux comprendre son projet :

« Ma démarche s’inscrit d’abord et avant tout dans un cadre universitaire, puisque je suis actuellement en doctorat de sociologie à l’Université de Paris Nanterre. Dans ma thèse, je cherche à comprendre comment la thématique de l’hypersensibilité, ou de la haute sensibilité, est devenue depuis quelques années un sujet qui intéresse de nombreuses personnes et dont on entend de plus en plus parler. J’essaie d’étudier ce que les personnes elles-mêmes associent à l’hypersensibilité, et comment elles le vivent au quotidien, dans leurs relations, au travail, etc. Une autre partie de mon travail concerne aussi la façon dont des professionnel·les de l’accompagnement se spécialisent ou se positionnent par rapport à cette notion. 

Pour cela, j’utilise différentes méthodes classiques en sociologie, en l’occurrence j’ai produit récemment un questionnaire et je réalise des entretiens avec des personnes qui se reconnaissent dans l’hypersensibilité ou des professionnels qui mobilisent ou qui se retrouvent confrontés à cette notion dans leur accompagnement (psychologique ou thérapeutique). 

Le questionnaire est un outil pratique en sociologie pour produire des statistiques et se faire une idée un peu plus précise du profil social des personnes qui se reconnaissent dans l’hypersensibilité. Ce n’est en revanche pas un questionnaire psychologique : les questions ne visent pas à déterminer si vous êtes ou non hypersensible, mais il s’adresse aux personnes qui se considèrent a priori plutôt concernées par la haute sensibilité. C’est le seul critère pour pouvoir y répondre. Il contient des questions sur la découverte et l’expérience de la haute sensibilité, et d’autres questions classiques dans les questionnaires sociologiques, sur certaines pratiques culturelles par exemple, ou ce qu’on appelle les données socio-démographiques (l’âge, le genre, la profession, le diplôme, etc.).

Le problème des questionnaires est néanmoins qu’ils restent à un niveau relativement descriptif, c’est la condition nécessaire pour pouvoir produire des analyses statistiques de qualité. C’est pourquoi je souhaite également réaliser, en marge de ce questionnaire, des entretiens sociologiques, afin de restituer la richesse et la complexité de l’expérience de l’hypersensibilité par les personnes qui le vivent. Ces entretiens prennent la forme de discussions libres, d’une durée variable, autour de différentes thématiques. L’idée est de créer un espace où les personnes peuvent se sentir autorisées d’exprimer ce qu’ils ou elles souhaitent, sans fixer une liste de questions a priori (qui pourrait faire penser à un interrogatoire), mais en privilégiant une écoute active et compréhensive.

La récolte de ces données n’implique évidemment aucun usage marchand ou personnel, elle s’inscrit dans le cadre légal fixé par l’université et suit une démarche strictement scientifique. L’analyse des données est par ailleurs entièrement anonyme et suit les préconisations du RGPD.« 

Merci pour votre attention, à vos clics ! 

David & Séléné

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