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La colère

Définition : État affectif violent et passager, résultant du sentiment d’une agression, d’un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales.

Quand on ressent tout intensément, toutes les émotions sont exacerbées. C’est notamment le cas de la colère. Un sentiment qui peut s’avérer être totalement dévastateur pour une personne hautement sensible. Ayant peu d’informations “professionnelles” sur ce sujet et peu de retour de témoignage, je baserai mon article sur mon expérience de la colère. 

J’ai essayé de représenter la colère sous forme d’un ciel orageux. Comme si ce ciel chargé nous empêchait de voir clairement.

Adolescent, j’étais bien trop souvent en colère. J’étais par moment la risée de mes camarades au collège et plus tard même si on m’embêtait moins je sentais tout de même ces regards dénonciateurs qui vous accusent d’être différent… Si bien que je m’en voulais constamment de ne pas être comme les autres. Puis ça a continué en grandissant. Ne me comprenant pas moi même, je trimballais cette colère avec moi comme une carapace pour éviter de montrer que j’étais très vite touché. J’avais cette impression de devoir me battre sans relâche pour trouver (voire imposer) ma place. La vie pour moi, était un énorme défi que je voulais relever chaque jour. A l’issue de cette bataille contre le monde entier, je pensais obtenir la clef pour être accepté par les autres. Et j’ai utilisé cette colère pour donner le meilleur de moi-même, pensant que c’est ce qu’on attendait de moi. Au fur et à mesure, en m’entourant des bonnes personnes et en comprenant davantage qui j’étais, j’ai baissé les armes. J’ai compris que finalement avant d’être accepté, il fallait le faire soi-même et ma colère s’est estompée petit à petit. Alors ne m’imaginez pas les sourcils froncés constamment et pas du tout souriant, bien au contraire, mais elle était en tâche de fond avec son flot d’interrogations permanentes qui accentuaient davantage mon mal être. Aujourd’hui je suis un David plus serein et moins en colère, bien que certaines situations de la vie mettent mes nerfs à rude épreuve.

Même si j’évite d’emprunter le chemin de la colère, malheureusement c’est un sentiment que je ne peux pas contrôler et dans le monde dans lequel nous vivons, il arrive fréquemment que ce sentiment surgisse. Les injustices, l’incompréhension, nos propres expériences personnelles font que nous sommes souvent face à cette rage qui bouillonne à l’intérieur de nous. J’évite d’être sous le coup de la colère, car c’est quelque chose que j’ai vraiment beaucoup de mal à gérer. Du fait que je ne sais pas l’exprimer et que je n’aime pas du tout ce sentiment, j’essaye de la faire taire. Néanmoins mon corps réagit et bien souvent, cela ressort sous forme de plaques d’eczéma et des séances de grattages intempestifs. Je suis quelqu’un de plutôt calme, et je suis très rarement entré dans une fureur noire. Il faut vraiment me pousser à bout pour que ça arrive. Quand j’étais dans ma relation toxique, ça arrivait malheureusement trop fréquemment… Je ne me reconnaissais plus du tout, j’étais tellement tourmenté, épuisé et tellement en colère… Envers moi-même, de me laisser totalement abattu et de ne plus me reconnaître, mais aussi envers la personne en face de moi. J’avais cette impression de tout essayer et de me donner corps et âme sans grand changement. C’était un nouveau combat que je n’allais pas gagné. Je ne suis pas violent, mais quand nous nous disputions, alors que j’étais à peine remis des précédentes, je vociférais des mots que je ne pensais même pas. Et autant vous dire qu’une fois l’orage passé, je n’étais pas très fier de moi. Je regrettais amèrement ce que j’avais dit, j’étais honteux et ensuite je pleurais. (J’essaye de vous faire un article là dessus actuellement mais il est assez difficile à rédiger.)

Même si aujourd’hui je me sens plus apaisé, enclin avec moi-même, que j’ai pardonnée pour un certain nombre de choses, je pense que quelque part, une partie de moi rumine toujours un peu (The Devil David). Mais quand Madame Colère survient, au lieu de la laisser m’envahir, j’essaye de voir ce qui m’énerve, de faire le point dessus et de comprendre pourquoi j’ai ce sentiment. De plus, je sais que d’être en colère ne me mènera à rien et que je serais fatigué plutôt qu’autre chose, alors plutôt que de me fatiguer bêtement, je pardonne et je passe à autre chose

Nous ne devons pas garder la colère indéfiniment en soi, car celle-ci mène à la haine. La porter dans son cœur est extrêmement fatiguant, vous aurez l’impression de vous battre constamment. Il ne faut pas s’empêcher de la vivre pour autant, mais il faut savoir l’observer, l’analyser et la quitter en faisant la paix avec soi-même. Attention je ne dis pas qu’il faut tout pardonner, mais oublier un moment les rancœurs et se dire : “ok j’ai ressenti ça, c’est bon. Je me pardonne et je passe à autre chose.” Toutes les émotions sont importantes à vivre et nous vous le dirons jamais assez sur Deeply Sensitive, mais l’acceptation de soi passe aussi par l’acceptation de tous nos sentiments, qu’ils soient désagréables ou non.  Un jour ou l’autre vous serez forcément en colère… C’est inévitable et humain de ressentir de la colère. L’essentiel est qu’elle ne vous pousse pas à avoir des actions violentes ou agressives, qui pourraient faire du mal à votre entourage ou à vous-même. Il faut trouver le bon dosage, et essayer de la laisser sortir d’une manière “saine”. Pour ma part, quand je suis énervé, je prends une grande inspiration et je fais une pause. Durant cette pause , je fais les 100 pas (le temps de me calmer et retrouver un esprit clair) ou une activité telle que la vaisselle ou du sport. J’écoute de la musique, je danse, je chante, j’essaye vraiment de sortir cette énergie pour éviter qu’elle me ronge de l’intérieur. C’est peut être tout bête, mais ça fonctionne pour moi.

Et vous quelles sont vos techniques lorsque vous êtes en colère ? Dites-le moi en commentaire ! 

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