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Incertitude : haute sensibilité, carrière, place ?

J’ai beau essayer de me concentrer sur l’instant présent et mes émotions qui en découlent, par moment je dois quand même penser au futur. Enfin surtout à la peur présente de mon futur. Et pour l’instant ces questionnements sont plutôt autour de ma carrière professionnelle. 

Je ne regrette pas d’avoir fait des études dans le commerce et d’avoir continué dans la communication et le web. Mon projet professionnel s’est construit au fur et à mesure de mes études et j’ai plutôt fait confiance à mon instinct et à ce qui m’appelait. D’ailleurs après mon bac L, je n’envisageais pas du tout cette branche. J’ai fait une licence d’histoire géographie et finalement la fac ne m’a pas du tout plu. Quand je suis entré en DUT, je ne savais pas du tout que la communication allait me plaire et qu’elle allait me sembler évidente. Non plus quand une fois en licence pro communication, j’allais me tourner vers le webdesign. J’aime véritablement ce domaine. D’une part parce que la communication c’est finalement ce qui relie les gens entre eux. Tout est communication. Rien que le fait d’avoir une discussion avec quelqu’un ou soi même, c’est de la communication. D’ailleurs elle peut être verbale ou non verbale. C’est un domaine vaste où on peut y faire plein de choses, et c’est véritablement ça qui m’a attiré dans ce domaine. Le fait d’être connecté avec d’autres personnes, d’être multi-tâches et créatifs. 

Ensuite il y a cet aspect que j’aime beaucoup à travers la communication, c’est de transmettre des messages, des valeurs et de les partager. Sous forme de métaphore ou via un message clair, je trouve que nous délivrons toujours une partie de nous en communiquant. Si vous saviez le nombre de messages, de valeurs et de symboles qu’on fait passer dans les publicités, notamment pour le luxe, c’est hallucinant. Et puis il y a plusieurs supports, une affiche, une vidéo, un site, une application, un discours… C’est incroyable aujourd’hui tous les supports que nous avons. 

Vous voyez dans tout ce que je vous dis, on est bien loin du marketeur qui essaye de vous vendre quelque chose. Malheureusement il faut que je prenne aussi en considération cet aspect de mon job. Ce n’est pas celui que je préfère mais je n’ai pas trop le choix. Même si je ne suis pas du genre à essayer de rentrer dans l’esprit des gens ou de les manipuler pour créer un besoin, par moment il faut quand même que je tente d’anticiper pour délivrer le bon message au bon moment. Et puis lors de mes études, lorsque j’ai découvert la psychologie et la sociologie, j’ai adoré ces matières qui m’ont véritablement démontré la complexité de l’esprit humain. C’est toujours d’ailleurs quelque chose qui me fascine. De voir que malgré que nous cherchions à nous fondre dans un groupe, nous gardons toujours cette petite chose qui fait de nous tous des êtres uniques.

La communication s’adapte à tout type de secteur. J’ai pu travaillé un peu dans la musique, le domaine associatif, l’édition, la science, le bâtiment, la banque… Tous ces secteurs ont eu quelque chose à m’apprendre. Même si de loin, mon préféré reste le secteur associatif. J’avais la véritable sensation de faire partie de quelque chose et d’aider.  Aujourd’hui même avec Deeply Sensitive nous faisons de la communication. Mais ici il ne s’agit pas de penser avec ma tête, mais avec mon cœur et d’être vrai avec vous dans chaque article, chaque publication, chaque illustration que nous réalisons. Je ne travaille pas à temps plein sur le blog mais je dois avouer que j’y passe une grande partie de ma semaine et j’adore ça. C’est une expérience incroyable, qui au-delà des vues sur nos articles, nous amènent véritablement à rencontrer des personnes toutes incroyables et de riches échanges.   

Aujourd’hui je suis véritablement en questionnement sur mon avenir professionnel. J’aime la communication mais la manière dont je le fais aujourd’hui ne me plait pas forcément. Le secteur d’activité dans lequel je travaille est très logique, codé (c’est vraiment le cas de le dire) et finalement je le trouve plutôt froid. Même s’ il est rempli de personnes incroyables et formidables, je ne retrouve pas ce côté humain, chaleureux et des valeurs qui aujourd’hui sont devenues primordiales pour moi. Ce n’est pas le secteur qui a un problème, c’est moi qui ai tout simplement évolué. Le côté marketing et faire du chiffre c’est pas mon truc. Et finalement quand j’y pense ça ne l’a jamais vraiment été… 

Je sais que je ne ferai pas toute ma vie dans la communication, même si je garderai toujours l’esprit d’un communicant car je suis vraiment passionné par ce métier. Depuis que je connais ma haute sensibilité, je sais que je dois éviter certaines choses pour mon bien être et quand bien même j’irais dans le secteur du marketing, je sais que je ne serais pas à 100% de mon potentiel. Mais depuis quelques années cette pensée est de plus en plus présente… Dois-je continuer en communication ? Si oui, où ? Est ce que je serais à la hauteur ? Est ce que ma personnalité sera acceptée ? Est ce qu’elle conviendra au poste ? Dans un monde où le chiffre est de plus en plus important, est-ce que j’arriverais à m’adapter et à atteindre des objectifs ? Et si je change, je vais où ? Est ce que j’aurais des débouchés ? Est ce que j’arriverais à en vivre ? Est ce que je ne m’ennuierais pas facilement ? Et la bien entendu c’est la panique totale… Du coup je suis assailli par tout ça, je reste bloqué et je ne prends pas de décision par peur de me tromper. Ce qui n’est pas forcément une solution car pour le coup je n’avance pas vraiment… 

Alors des fois, plutôt que de chercher, je me mets à imaginer le job parfait. Un travail dans lequel ma haute sensibilité serait une véritable qualité, où j’aiderais des personnes, je les ferais sourire, je délivrerais des messages positifs, je ferais avancer une cause même avec de simples actions. Je serais polyvalent, je ne serais pas qu’à la communication, mais au contact des gens, en action et puis par moment derrière mon ordinateur à créer des images. Mais voilà je ne pense qu’aux aspects positifs mais pas aux négatifs, alors qu’il en faut quand même dans un métier pour mettre un peu de défi à l’expérience. 

J’ai véritablement envie de continuer à parler avec mon cœur. C’est dur de vouloir tout faire et de se dire qu’il faut se limiter à une seule activité. Vraiment dans ces moments, je sens que ma haute sensibilité n’est pas faite pour cette société… Et c’est peut être ça qui me fait le plus peur… Me dire que je ne trouverais peut-être jamais ma place ou un sens à ma vie. Il faut que je travaille encore sur cet aspect, que je me pose réellement pour me dire : “ ok j’ai plusieurs options, laquelle te semble la plus juste ? Voire la plus sûre, tout en garantissant le fait que tu sois bien dans ta tête ! “  
Malgré toutes ces questions que j’ai dans ma tête, je pense souvent au film Soul, et la leçon que nous donne le film. Chercher un sens à sa vie c’est bien, mais il ne faut pas que cela devienne maladif. Il faut profiter de chaque moment présent. Alors c’est ce que je fais, par moment je laisse mes questions et je profite de l’instant qui m’est donné. L’avenir se construit au fur et à mesure, et peut être que finalement en prenant mon temps je trouverais la solution. Rien ne sert de courir, il faut arriver à point.

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