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La quête de sens : introspecter, ouvrir et nourrir son esprit et son cœur

J’assiste régulièrement à des rencontres littéraires, des conférences autour de nouvelles parutions ou de philosophie, de développement personnel, et récemment on m’a demandé : “mais qu’est-ce que ça t’apporte à part délester ton porte monnaie?” Outch. Aïe. Cette remarque m’a percuté de plein fouet… Je me suis sentie jugée, je me suis sentie presque idiote face à cette remarque, mais heureusement, j’ai vite retrouvé mes esprits. Je me suis très vite dit qu’il était dommageable que cette personne ne soit pas suffisamment ouverte d’esprit ni tolérante sur les passe-temps et intérêts des autres, et d’autant plus dommageable qu’elle rapporte tout de suite ces sorties à l’argent. Comment survoler une remarque négative d’un proche ? En faire un article. C’est parti !

L’importance de nourrir son esprit…

Depuis toujours, j’adore apprendre, découvrir, je suis curieuse de la vie, des autres, des histoires, des parcours… J’ai vite compris que j’avais besoin de nourrir ma tête de plein de choses. Je suis intéressée par à peu près tout et quand je découvre quelque chose, j’ai envie d’en savoir le plus possible à ce sujet, avant de passer à autre chose assez vite une fois que je suis rassasiée… J’adore discuter de tout plein de choses, échanger des idées, des souvenirs, des histoires de vie… C’est la base non ?! Je pense que si vous êtes hautement sensibles, la plupart d’entre vous comprendrez bien ce besoin de discussions profondes et de curiosité insatiable

A l’école, on apprend évidemment tous les jours. Malgré ça, au lycée je m’inscrivais à pas mal de conférences-débat autour de thèmes littéraires et cinématographiques qui avaient lieu dans ma ville. J’y allais toute seule le plus souvent. J’ai bien essayé d’y amener des copines et ma mère, mais personne n’est resté bien longtemps. J’étais la plus jeune à ces conférences, il y avait surtout des professeurs ou des personnes actives, des retraités… Rarement des étudiants ou des lycéens que je connaissais. Par contre, il y avait certains de leurs parents, et ça c’était plutôt marrant quand j’y repense. Ces petites parenthèses rien qu’à moi m’ont permis de faire de superbes rencontres, de créer des liens en dehors de mon cercle habituel, et surtout je prenais plein plein de notes… J’adorais ces conférences. J’apprenais plein de choses, ça me permettait de m’interroger, d’écouter les avis des autres… Les débats et les questions à la fin étaient mes moments préférés car c’était un moment exceptionnel de partage. Autant vous dire que je prenais rarement la parole et que je laissais les “adultes” parler, les écoutant d’une oreille attentive. Si vous voulez un petit fun fact, quelques années plus tard, quand j’étais en licence, j’ai fini par organiser ces conférences qui avaient lieu dans ma ville, en faire la promo et les introduire avant que le conférencier ne prenne la parole… De spectatrice, je suis devenue actrice, et c’était une grande fierté pour moi !

… et son cœur

Si je vous raconte tout ça, c’est car en poursuivant mes études supérieures, au fil du temps, je n’ai plus assisté à aucune conférence. J’étais seulement concentrée sur mes études. Fini les petits moments à moi où mon esprit pouvait s’abreuver de ce dont il avait besoin… Je trouvais parfois des choses à me mettre sous la dent, mais j’étais un peu peinée et surtout frustrée de ne plus assister à ce genre d’événement. Quand j’ai découvert ma haute sensibilité, j’ai aussi découvert un nouveau terrain d’apprentissage et j’ai assisté à énormément de conférences, de lives, d’émissions, de rencontres… Quel bien ça faisait. Mais ce n’était pas vraiment ça que je cherchais. Assister à des rencontres autour de la haute sensibilité c’est une très bonne chose, mais ce que je cherchais, c’était de la diversité, de la nouveauté, m’interroger sur le monde, comprendre… Et depuis ces derniers mois, je poursuis de nouveau cette voie pour mon plus grand bonheur. Je m’inscris à pas mal de rencontres et de conférences, en ligne ou en présentiel, et j’adore ça. C’est ainsi que j’ai récemment rencontré Mathieu Ricard et Frédéric Lenoir notamment. Et quel grand bonheur !

Tous ces échanges et les personnes que je peux rencontrer à ces évènements m’apportent une grande richesse, du partage, encore davantage d’ouverture d’esprit et d’ouverture sur le monde… Pour moi, et c’est quelque chose de très personnel, c’est indispensable à mon bien être mental. J’ai besoin de me nourrir de toutes ces choses. C’est aussi pour cette raison que j’écoute énormément de podcasts sur des sujets en tout genre. J’adore découvrir de nouvelles thématiques, témoignages, histoires de vie etc. Ça me fait toujours réfléchir, ça remet souvent beaucoup de choses en perspective. Ça permet, à mon sens, de voir la vie autrement, avec beaucoup plus de tolérance, de bienveillance et aussi une certaine forme de sérénité et de joie

La quête de sens

Ce que j’illustre peut-être avec mes propos maladroits, c’est la quête de sens. La quête vitale. A travers ces rencontres, j’apprends énormément, sur des sujets divers mais avant tout sur l’Humain et sur moi. Cela me permet d’introspecter. Beaucoup. L’introspection menant à la connaissance de soi, ne serait-elle pas le fondement du bonheur ? A travers la littérature, la philosophie et les rencontres, j’ai l’impression d’accomplir quelque chose pour moi. Je me nourris, j’apprends à me connaître et à me comprendre. Le fait de me nourrir de toutes ces choses est une partie de mon introspection. Je pense sincèrement que le fait de cheminer et d’avoir des raisonnements intérieurs à propos de soi et à propos des autres nous aident à avancer vers une forme de bonheur. Je pense que cela ouvre l’esprit, le cœur, et que plus l’on se connaît, plus nous sommes capables de nous donner de l’amour et donc d’en apporter aussi aux autres. 

Le cheminement intérieur, le fait de se poser des questions sur la vie, nos émotions, notre passé, nos réactions et tout un tas d’autres choses, nous permet, à mon sens, d’accéder à une certaine confiance en nous. Le fait de connaître son soi profond, et pas seulement son soi de “surface”, nous apporte de l’assurance. Lorsqu’on sait pourquoi telle expérience dans notre vie nous rend tel que nous sommes, lorsqu’on sait que tel aspect de notre personnalité fait que nous réagissons ainsi face à telle situation, le fait de savoir pourquoi tel comportement de untel nous agace… Une meilleure connaissance de soi est une alliée précieuse pour la confiance en soi. Savoir s’écouter, écouter ses ressentis, ses émotions, ses besoins… Tout cela nous permet de tendre vers le bonheur. 

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