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Amoureux de l’amour

L’amour… Si plus jeune je pensais avoir une vision claire de l’amour, aujourd’hui c’est bien différent. Il existe tellement de manières différentes d’aimer, qu’il serait difficile de donner une définition parfaite de l’amour. Au-delà de l’amour que nous pouvons ressentir pour une personne, il y a l’amour que nous pouvons ressentir de manière générale et qui vient troubler davantage notre perception de l’amour. Et chez les personnes hautement sensibles comment ça se passe ? Pour le savoir je vous conseille de lire l’ouvrage d’Elaine N Aron, Aimer quand on est hypersensible et celui de Saverio Tomasella, Attention coeurs fragiles. Pour ma part je me fie à mon expérience. 

Plus jeune, je pensais qu’il n’y avait qu’une seule manière d’aimer. Que deux personnes qui s’aiment, étaient capables de tout surmonter et qu’une relation amoureuse était simple et facile. Mais c’est ça c’était avant d’en faire moi-même l’expérience. Depuis, ma vision a bien changé et j’ai constaté qu’il y a une infinité de versions de l’amour, qu’on peut aimer bien comme on peut aimer mal. Il n’y a qu’à partir de 25 ans que je me suis vraiment permis d’aimer. Avant, pour des raisons qui me sont propres, je n’osais aimer, préférant me concentrer sur ma vie professionnelle et mes études, tout en rêvant de vivre un jour le “grand amour”. En vérité, je crois que je me berçais un peu d’illusions. Je vivais les relations des autres, les observais, tout en me disant que ceci était finalement bien compliqué, tout en rêvant moi aussi de vivre une relation amoureuse. 

A 25 ans, fraîchement sorti du cocon familial pour vivre ma propre vie, je décide de m’inscrire sur les applications de rencontre. D’un naturel plutôt timide et réservé, c’était plus facile pour moi que de dragouiller ou d’aborder quelqu’un. Même si une rencontre physique est pour moi beaucoup plus romantique qu’une application. Je connais alors les premiers émois, mais aussi les premières peines de cœur… Ma personnalité fait peur, et d’un côté d’autres personnalités me font peur, si bien que mes deux premières relations sont plutôt courtes… Je sens que je patauge, que c’est loin d’être évident et qu’entre chaque relation il me faut quand même un certain temps pour m’en remettre quand d’autres semblent changer de partenaires facilement. Puis finalement, je finis par comprendre que je ne peux pas vraiment aimer les gens si je dois m’adapter constamment. S’en suit alors quelque temps tout seul, pour me remettre mais aussi profiter d’un moment seul… Et c’est quand enfin j’apprécie d’être seul, que je décide de retenter ma chance et la suite vous la connaissez plus ou moins. 

Un amour destructeur, avec des hauts et des bas, d’une grande intensité, qui une fois fini me donnera l’impression d’avoir vécu tout ça en très peu de temps alors qu’en réalité cela aura duré pratiquement 3 ans. J’ai appris beaucoup durant cette relation. Sur moi, sur l’amour de manière générale, mais aussi sur la vie. J’ai compris que l’amour pouvait être un cadeau mais aussi un cauchemar destructeur… Et que finalement être dans la dépendance affective ne vous apporte rien de bon. Je réclamais l’amour, voire le provoquais, plutôt que de le laisser venir à moi. Cette relation m’a aussi confirmé que si on ne s’aime pas soi-même on ne peut pas aimer les autres. J’ai aimé durant cette relation, véritablement aimé… Je me suis surpris à être capable de patience, de prendre conscience de certains de mes défauts, et finalement d’avoir été une personne que je déteste. Un David enfermé dans ses pensées, dans la peur, qui a finalement tout renié, sensibilité et intuition pour plaire à quelqu’un qui n’avait qu’une envie, ma soumission totale. Mais dans mon malheur, j’ai pu observer certaines choses. ce qu’est l’amour et ce qui n’est pas l’amour. Que l’amour ça va au-delà de l’image du couple basique… J’ai discuté avec autant de personnes avec des visions différentes et c’était fascinant pour moi d’entendre ces témoignages. Et puis il y a eu la fin de cette relation, qui m’a fait comprendre que l’amour ne peut pas tout résoudre, et que par moment même si on s’aime fort, il faut s’arrêter. Être amoureux n’est pas suffisant pour maintenir une relation. Alors ensuite il y a eu la colère, l’incompréhension, la tristesse, les larmes et puis finalement le pardon… Et après avoir vécu tout ceci, il y a l’introspection.  

Même si cette relation n’était pas la plus harmonieuse, j’ai compris que je suis amoureux de l’amour. Ressentir ce sentiment est puissant, il me donne des ailes et une envie grandissante de le partager. Que finalement je recherche une certaine intensité dans mes relations amoureuses… L’amour pour moi est très intense… Je ne sais pas si c’est lié à mon caractère ou ma sensibilité, mais j’ai l’impression que mes amours sont spéciales… Qu’elles ne seront jamais comme les relations du commun du mortel… Les disputes sont déchirantes, les moments de joies immenses, les partages grandioses… Chaque instant est particulier… Par moment j’étais tellement ancré dans ma relation que je m’oubliais. Aujourd’hui je connais un peu plus mes limites et mon fort besoin d’indépendance me pousse un peu à prendre du recul, faire un point et me dire que chaque chose à son temps. Et je crois que c’est là que vient le véritable amour. Quand finalement tu es capable de t’investir aux côtés de la personne mais sans non plus t’oublier. L’équilibre est parfois dur à trouver, et c’est par moment dur d’en parler quand tu n’as pas envie de blesser la personne… Mais la communication reste la clef. Si dans le passé, j’avais tendance à enfermer une partie de moi et notamment ma sensibilité, à cet instant c’est totalement différent. Je suis sensible et c’est à prendre ou à laisser.

Je n’ai plus la réponse claire de ce qu’est l’amour. Par moment même, il m’arrive de réfléchir encore sur le sujet. Qu’est ce qui fait que deux personnes s’aiment ? La science a des réponses, mais ce qui m’intéresse c’est la réponse humaine. Quel est le secret des relations qui durent ? Est-ce que toutes les personnes sensibles vivent des relations intenses ? Est-ce qu’il est possible d’être heureux en amour quand on est hautement sensible ? Et les questions continuent sans fin. Mais qu’est ce que c’est beau l’amour. Et les réponses que j’ai pour l’instant sont les suivantes : chacun est différent et chacun se fait sa propre définition de l’amour en fonction de ses propres expériences. Nous sommes tous uniques donc il me parait logique qu’il existe autant de versions d’aimer que de singularités. Je continue de croire en l’amour. Je continue de croire en un amour universel. Je continue de vouloir le partager avec les personnes qui m’entourent. Être amoureux finalement c’est peut-être être vrai avec soi-même pour être vrai avec son/sa partenaire et ce qui nous entoure… C’est une capacité forte d’aimer mais aussi d’être aimé. Car oui certains ne comprennent pas ce que c’est d’être aimé… 

Je ne sais pas si j’ai réussi à tout dire dans cet article et j’y reviendrais sans doute… Avec d’autres réflexions, d’autres expériences et observations. Mais une chose est sûre, je suis amoureux de l’amour et je le resterai toujours… En relation ou non, je tenterais d’apporter cet élan amoureux à l’ensemble du monde. “La vie en rose”, je crois que je comprends mieux pourquoi c’est ma chanson préférée.

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